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Livre blanc : 10 propositions pour développer la finance solidaire

Finansol, March 2017

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Summary :

Car elle apporte des solutions financières concrètes aux nombreux défis sociaux et environnementaux auxquels la société française est confrontée, Finansol appelle les pouvoirs publics à faire du développement de la finance solidaire un projet politique à part entière. Avec 8,5 milliards d’euros d’encours en 2015 et plus d’un million de souscripteurs, l’épargne solidaire n’est plus une finance de niche.

Si les initiatives et les engagements pris depuis 2001 par les gouvernements successifs sont à saluer, ils restent très en deçà des besoins constatés sur le terrain. Ainsi, Finansol, le collectif des acteurs de la finance solidaire, dévoile 10 propositions concrètes à destination des candidats aux élections présidentielle et parlementaires, visant à créer un environnement et un cadre juridique et fiscal favorisant son développement.

 

Pourquoi développer la finance solidaire ?

8,5 millions de personnes en situation de pauvreté en France, un chômage qui culmine à 10% de la population active, un retard considérable dans la production d’énergie renouvelable citoyenne, une agriculture chimique de plus en plus décriée, … les besoins sociaux et environnementaux explosent en France.

La finance solidaire répond de manière décisive à ces enjeux, en complémentarité des financements publics et bancaires. Rien que pour l’année 2015, 290 millions d’euros d’épargne solidaire ont été investis, 1 900 entreprises et associations ont été financées -dont 57% de moins de 3 ans, 31 000 emplois ont été créés ou consolidés dont 6 000 pour des personnes en situation d’exclusion, 4 500 personnes ont été relogées et 88 000 prêts sociaux accordés.

Côté entrepreneuriat, les besoins en financements solidaires restent également très importants :

– pour changer d’échelle de l’économie sociale et solidaire ;

– pour permettre à la nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux de créer des entreprises qui ont du sens.

Enfin, la finance solidaire s’inscrit pleinement dans une prise de conscience citoyenne. Partout en France et dans le monde, les citoyens aspirent de plus en plus fortement à être acteurs du changement social, à réinventer les manières de s’engager, d’échanger, de se nourrir, de se déplacer…. La finance n’échappe pas à ce mouvement. S’affirme ainsi la figure du citoyen acteur du financement ET conscient des enjeux auxquels il apporte son soutien. La finance solidaire illustre que la finance n’est pas une fin en soi mais bien un outil que l’on peut mettre au service de l’économie réelle et de projets citoyens.

 

Comment développer la finance solidaire ?

Malgré une progression continue de plus de 20% par an et la mobilisation de tous ses acteurs depuis 30 ans pour lui donner de la visibilité, l’épargne solidaire ne constitue que 0,19% du patrimoine financier des Français.

Quelles sont les mesures juridiques et fiscales qui entravent aujourd’hui le développement de la finance solidaire ? Finansol répond ci-dessous à cette question à l’issue d’une démarche originale, de type bottom-up, qui a mis à contribution les entreprises solidaires et les établissements financiers qui en sont membres. Le collectif a aussi cherché et trouvé des alliés pour promouvoir de nombreuses propositions : Financement Participatif France (FPF), le Centre Français des Fonds et Fondations (CFF), le Réseaux des Administrateurs de l’Investissement Responsable (RAIR), et le Mouvement des Entrepreneurs Sociaux (MOUVES).

Pour soutenir ces 10 propositions, Finansol s’associe également à 1001PACT, plateforme d’equity crowdfunding, et lance une pétition en ligne afin que les citoyens incitent les pouvoirs publics à développer la finance solidaire.